lundi, 26 septembre 2016 10:37

Notre syndicat est fier de sortir aujourd'hui un nouvel outil de réflexions et de débats destiné aux syndicalistes, militants et plus largement tous ceux qui s'intéressent aux questions sociales ou sociétales. "La lettre du Cercle Marc Peyrade" sera au rendez-vous en fonction de l'actualité ou des événements.
 
Cette première lettre est une réflexion sur les suites nécessaires à donner très rapidement au mouvement contre la loi Travail. Une résolution votée samedi dernier en AG des syndiqués d'Info'Com-CGT.
 
Comme tout espace de débats et réflexions, vous pouvez réagir ci-dessous afin d'échanger et confronter nos idées sur le sujet.
 
 

Résolution adoptée lors de l’AG des syndiqués d’Info’Com-CGT du 24 septembre 2016

Le progrès social, c’est dans la rue que ça se gagne. L’abrogation de la loi Travail, aussi !

 
Info’Com CGT, qui prend toute sa part dans la lutte contre la loi El Khomri, estime que le combat doit aller jusqu’au bout.
 
 
L'écho enregistré repose sur un contrat de confiance de fait, passé avec celles et ceux qui se tournent vers notre syndicat parce qu’il est combatif, déterminé, indépendant, et doté d’une communication originale parlant à tous les travailleurs. Quelles que soient les difficultés rencontrées, Info’Com-CGT considère que le combat doit continuer, y compris dans la rue.
À ce jour, la situation est paradoxale.
 
La loi Travail a été publiée au Journal Officiel daté du 9 août et pas moins de 170 décrets d’application sont à venir. L’intersyndicale sous ses formes précédentes a vécu et, en fait de suite au 15 septembre, il est avancé un 7 octobre européen sur le travail décent et une « guérilla » juridique pour que la loi n’entre pas dans les entreprises. Pour nous, le compte n’y est pas.
Info’Com-CGT apprécie le mouvement contre la destruction du droit social comme une mobilisation globale et unique depuis 2010 par son ampleur et sa volonté de gagner. Beaucoup, parmi les militants, les jeunes, les salariés et les citoyens, ont perçu la destruction du Code du travail acté par cette loi comme un point de non-retour.
 
La loi Travail est un élément de l’offensive libérale, mais il est loin d’être le seul. Les licenciements systématiques, le développement sans limite de la précarité, la souffrance au travail et la régression du salaire et de la couverture sociale témoignent d’une dégradation générale que la loi cristallise.
Avant même que cette loi n’entre en vigueur, les annonces de suppressions d’emplois s’amoncellent dans des entreprises à la santé bien établie : Alsthom Belfort, HSBC, SFR… À Renault comme dans beaucoup d’entreprises, les directions veulent imposer des contrats de dupes, ceux-là mêmes définis dans la loi Travail, qui visent à la baisse générale de la rémunération du travail.
 
En cette rentrée, patronat et gouvernement interprèteront l’arrêt du combat comme un encouragement pour mener de nouvelles offensives. Et les premières victimes risquent d’être nos camarades menacés de sanctions pénales.
 
La répression s’est très tôt établie comme la seule réponse de l’État aux résistants à la loi. Elle prend l’aspect bien connu de l’utilisation systématique et disproportionnée de la violence pour dissuader les manifestants, cibles d’une véritable intimidation physique. Tout se passe comme si, de fait, les manifestations de rue devaient être interdites par la force policière. Manifester sur un parcours encerclé de forces de police, entrer dans le cortège selon le bon vouloir des forces de police, être à la merci des gaz, des grenades et des matraques, puis entendre l’estimation de la police sur le nombre de manifestants, comment accepter ce coup de force ?
 
Sans lutte victorieuse, nous passerions du droit du travail au travail sans droits, du droit de manifester à la manifestation permanente de la capacité répressive des forces de l’ordre.
Ce serait d’autant plus dommageable que le système capitaliste, auteur d’un désastre économique s’enfuit à toutes jambes du cadre démocratique et républicain :
• les entreprises de taille et de puissance supérieures à celles de l’Etat sont organisées en réseaux mondialisés qui contournent le pouvoir politique et le droit ;
• l’Union européenne est gangrénée par le système financier qu’elle sert exclusivement. Elle se tourne vers une croisade pour refouler les réfugiés, ce qui alimente le flot montant de l’extrême droite ;
• c’est ainsi que le dispositif du capitalisme mondial veut globalement se passer de pouvoir politique. Il encourage de fait la montée continentale des organisations nationalistes et/ou à forte connotation raciste, comme en France le Front national.
 
Info’Com-CGT a emprunté très tôt le chemin du combat pour le droit social. De façon logique, ce parcours conduit à cette question : comment reconstruire une démocratie réelle et directe, une république sociale contrôlée et animée par les citoyens.
C’est en fonction de cette vaste entreprise, dont les Nuits Debout se sont fait l’écho, que le syndicat Info’Com-CGT participera aux mouvements qui continuent le combat, et rejettera toutes les manœuvres de diversion, peurs en tout genre, élections comprises.
 
Il appartient à tout le mouvement contre la loi Travail, CGT comprise, de tenir des réunions pour déterminer la voie commune à emprunter. Pour sa part Info’Com-CGT répondra présent.
En attendant, notre syndicat déploie ses équipes syndicales afin d’informer les salariés de ses secteurs d’activité du contenu et des conséquences de cette loi imposée à coups de 49.3 avec un 8 pages et un décryptage juridique (voir les liens ci-contre).
 
 
[LIRE, PARTAGER, TÉLÉCHARGER…] 
 

::: 8 pages loi Travail

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::: Décryptage juridique

 
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